Le pays des Anartistes
n’a ni frontière ni limite.
La folie y fait cause commune
avec la rage de vivre,
frappant sans relâche
aux portes de l’inconscient.
Les fantasmes
y prennent corps
comme en rêve.
Ralentissez l’allure,
faites le vide,
laissez errer votre regard.
Alors, peut-être,
au détour d’une rue
cent fois traversée,
sous un porche,
dans une vitrine,
au bord d’une route sans histoire,
à l’orée d’un bois tranquille,
quelque chose vous fera signe,
un léger décalage, presque rien.
À cet instant,
vous serez libre de pénétrer
dans l’étrangeté
ou de hausser les épaules
et passer votre chemin.